Au fur et a mesure que va ma vie, je me rend compte que je possède beaucoup de tares, de névroses, et autres joyeusetés.

Une des premières que j’ai constaté (ou plutôt que mon entourage a constaté) est mon coté Calimero. Ayant eu des années Collège assez difficile, et des années Lycée non moins facile, j’eus très vite un besoin qu’on s’intéresse un peu a moi, qu’on m’apprécie. Et, étant jeune et con (je suis moins jeune maintenant), j’ai vite découvert qu’un des meilleurs moyens pour y arriver était la plainte (rien a voir avec les murs).

Je me plaignais en effet a tout va, pour tout et n’importe quoi, sans raison, je m’inventais des problèmes, exagérait ceux que j’avais, sans tenir compte de la réalité. Je ne me plaignais pas parce que j’allais mal (enfin si, dans un sens), mais parce que je voulais qu’on me remarque, qu’on m’aime.

Et je me suis également rendu compte que, à force de se plaindre de tout, sans raison, cela en énervait plus d’un. Que faire contre (ou pour) quelqu’un qui ne sera jamais content ? Pourquoi tu donner de l’affection alors qu’il trouvera un autre moyen de s’en plaindre ?

C’est en constatant ce fait que j’ai songé a changer (pas facile a dire, ça). Seulement, il serait trop facile de se débarrasser de ses défauts aussi facilement, et une chose en entrainant une autre, je me suis rendu compte récemment (il y a quelques heures, a vrai dire), que j’avais désormais un autre problème : Le désir de changer.

Ce désir n’est pas vraiment une mauvaise chose, si il ne s’applique qu’a soit. Seulement, mon problème provient du fait que je ne cherche pas a me changer (ou, dans ce cas, j’y parviens a peu près correctement), mais je cherche a changer les autres. Je ne possède finalement aucune faculté d’adaptation, et si quelque chose me déplait, je tente de l’adapter pour qu’il me convienne.

Et c’est la que survient le hic. Car autant il est facile de changer un meuble de place, une décoration, etc, autant il est difficile de changer quelqu’un. Et pourtant, le fait est la, je n’accepte pas les autres tels qu’ils sont, je ne vois que leurs défauts les plus déplaisants. Et, ayant avec ca un caractère assez colérique parfois, j’ai tendance a m’énerver rapidement en constatant l’absence de changement chez les autres. Car en effet, un autre de mes défauts est mon impatience et mon incapacité a répéter les mêmes choses plusieurs fois.

Ce qui fait, au final, que je suis incapable d’accepter les autres tels qu’ils sont, ainsi que moi-même.

Et c’est finalement une plus grosse tare que la précédente, car il me serais plus facile de m’adapter que d’essayer de tout changer.

Essayer de changer quelqu’un, en se mettant facilement en colère qui plus est, est le plus droit chemin vers la solitude, je m’en suis rendu compte en même temps que je me suis aperçu de mon problème.

Apres tout, les autres m’acceptent bien tel que je suis, pourquoi je ne ferais pas cet effort moi aussi ?

Il n’y a surement rien de plus terrible que de blesser la personne qu’on aime, de lui briser le moral, et pourtant, involontairement, c’est bien ce qui m’arrive avec cette attitude déplacé. Arrivé a ce point, que faire si ce n’est que changer, s’excuser, et remercier sa divinité (je me remercie donc, dans mon cas) que la personne aimé ne vous en veuille pas.

Enfin, afin de finir sur de la culture générale et de la classe, voici une citation que j’aime assez bien :

Il ne suffit pas de dire: Je me suis trompé; il faut dire comment on s’est trompé.

Claude Bernard

Ce billet n’etant qu’une note d’humeur comme il m’arrive parfois d’en faire, il m’a tout de même permis de clarifier mes pensées, et de me rendre compte que mon coté plaintif n’as pas totalement disparu.

Donc merci a toi, lecteur, d’apres pris quelques minutes de ton temps pour me lire, et même si tu te fiche de mes problemes, je t’embrasse quand meme sur les fesses.

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