Je constate que mes titres sont de moins en moins clairs.

Un article donc, pour vous expliquer l’origine de quelques expressions. Alors oui, vous pouvez connaître leur origine grâce à Google (ce que je fais moi-même, d’ailleurs), mais j’imagine que ce n’est pas une des principales idées qui vous vient a l’esprit lorsque vous naviguez sur Internet. Voici donc une explication de quelques expressions. Si vous en connaissez d’autres (des explications, pas des expressions), lâchez vos commzz.

:arrow: Amuser la galerie

Cette expression remonte au XVeme, a l’époque du Jeu de Paume (et non pas du Jus de Pomme). Il s’agit, pour ceux qui auraient oublié leur cours d’histoire (Serment du Jeu de Paume, toussa toussa), de l’ancêtre du tennis, en quelques sortes. Il consistait en effet a envoyer une balle, avec la paume de la main. Ce jeu étant très prisé a cette époque, on ajoutait, au terrain, des galeries, qui étaient des allés couvertes d’où les spectateurs pouvaient observer les joueurs. Ces mêmes joueurs, pour se faire remarquer et amuser les spectateurs, effectuait plusieurs pirouettes, ou acrobaties, durant la partie. Ainsi, ils « amusaient la galerie ». Par la suite, le sens du mot galerie s’est étendu, pour designer un attroupement de personnes.

:arrow: Annoncer la couleur

Cette expression provient de 1930, où, au bridge, le joueur définissait la « couleur » (chose bizarre d’ailleurs, car pique/trèfle et carreau/cœur sont de la même couleur, il s’agirait plutôt de forme), désignant alors la couleur l’atout. Ainsi, de nos jours, annoncer la couleur revient a dire clairement nos intentions.

Il apparait également qu’a la base, il existait 4 couleurs, à savoir Rouge (Coeur)/Noir (Pique)/Vert (Trefle)/Orange (Carreau). Mais, les fabricants étant de vils rapiats, ont préféré n’utiliser que 2 couleurs, ce qui revenait moins cher. Il semblerait aussi que tout ceci soit lié aux 4 saisons, ainsi qu’aux 4 ordres de la société : Armée, Clergé, Paysans, Commerçants.

:arrow: A la queue leu leu

Pour ceux qui auront eu le bonheur de faire des cours de latin (ce n’est pas mon cas), vous devez savoir que « lupus », donna, au XIeme siècle, les mots « leu » ou « lou ». Ce n’est que 2 siècle plus tard, pour une raison qui m’échappe, qu’on y ajouta un « p », pour donner « loup », bien que la forme « leu » restera jusqu’au XVIeme siècle. Ainsi, « A la queue leu leu » représenteras une marche similaire a celle des loups, se suivant, les uns derrière les autres.

La raison pour laquelle un « p » s’est interposé est en fait simple. Les moines copistes étant payés à la lettre, il n’hésitèrent pas à rajouter plein de lettres double ou muettes, histoire d’être payé quelques roupies de plus.

:arrow: Avoir un chat dans la gorge

A la fin du XIeme siècle, le mot « maton » désignait du lait caillé. Par extension, plus tard, il désigne tous type d’amas, mais également un chat. Ainsi, l’expression d’origine était « Avoir un maton dans la gorge », jeu de mot sur le sens du mot maton. Par la suite, maton a été remplacé par chat, mais l’expression signifie toujours être enroué. Ce que je me demande, en tout cas, c’est si le mot « matou » ne proviendrait justement pas du mot « maton ». Il semblerait que non, et qu’il s’agisse en fait d’une collision paronymique. Par contre, je n’ai aucune idée de ce que peut être une collision paronymique.

:arrow: De but en blanc

Cette expression est d’origine militaire, ou la « butte » représenterais un tas de terre, ou serais placé le canon, alors que le « blanc » représente la cible à atteindre. Ainsi, de but en blanc indique le fait de cherche la trajectoire la mieux adapté pour atteindre la cible le plus rapidement possible. De nos jours, cette expression est donc synonyme de « directement ».

:arrow: Être un blanc bec

Autrefois, être un blanc bec signifiait ne pas avoir de barbe. Or, la barbe était considéré comme un signe de virilité et de modestie. Ainsi, un blanc bec représente un jeune homme ne pouvant pas s’exprimer comme un homme, faute de barbe.

:arrow: L’affaire est dans le sac

Sous l’ancien régime, au terme d’un procès, on réunissait toutes les pièces a conviction et les documents dans de grands sacs de toile ou de cuir. Le juge déclarait alors « L’affaire est dans le sac », pour indiquer qu’on ne reviendrait plus sur celle-ci. On l’utilise de nos jours pour dire indiquer que quelque chose ne peux pas rater, quoi qu’il arrive.

:arrow: La lune de miel

Alors qu’aujourd’hui on l’associe a « Voyage de noce », il en était autrement, il y a de cela 4 siècles. En effet, a Babylone, pendant le mois suivant le mariage, le père devait fournir a son gendre autant de bières que celui-ci demandait. Or, cette bière, le « mead », était notamment fabriqué à base de miel. On appelait ainsi ce mois, le mois de miel. Également, a l’époque, le calendrier était lunaire, et c’est pourquoi l’expression « Lune de miel » fut utilisé.

:arrow: Marquer d’une pierre blanche

Cette expression remonte a l’époque de l’Empire, en France. En effet la participation au service militaire était soit volontaire, soit tiré au sort. Le soldat mettait alors dans un sac contenant des pierres blanches et des pierres noires. Si la pierre qu’il tirait était noire, il devait partir au combat, ou payer quelqu’un de moins riche que lui pour y aller. En revanche, si la pierre était blanche, il était exempté de service militaire. Ainsi, il pouvait se souvenir de ce jour heureux lui a évité la mort. Plus tard, par extension, cette expression peut s’utiliser pour tout évènement important dans sa vie.

Et voila qui achève l’explication de certaines expressions. Il en existe beaucoup d’autres, mais je n’ai pas jugé nécessaire de les mettre, soit parce que je trouvais que l’explication était bancale (tout ce qui est sur Internet n’est pas forcement vrai), soit parce que l’expression ne me plaisait pas.

Partager :Share on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Share on Tumblr0Share on StumbleUpon0Pin on Pinterest0Share on Reddit0Email this to someone