Reflexions et Questionnements

Articles à caractère un peu plus philosophique

Les « Gros Mots »

Hier (la date n’as absolument aucune importance, mais je la dis quand même), j’ai entendu une des mes nièces dire ce que l’on appelle un « gros mots » (ça m’a toujours fait rire de dire ce terme. Genre « LOL, c’est un mot qui a été trop souvent au MacDo !! »).
Je ne me souviens plus lequel c’était, et même si c’était le cas, il n’y aurait aucun intérêt à le répéter ici.

Toujours est-il que je me suis posé la question : Pourquoi des mots comme « merde », « connard », etc, sont devenus tabou, interdit a prononcer devant des personnes qu’on ne connaît pas, ou des personnes qui sont qualifié de « poli » ?

La réponse m’a été tout de suite évident : Parce que on interdit les gens de les dire.
Très jeune, on est bridé à ce niveau, on nous empêche de le dire, on nous dit que « c’est mal, pas bien, caca boudin » de dire ça.
Résultat: Ces mots deviennent interdit, hors-la-loi (non, quand même pas, mais bon). On se plaît donc à les prononcer, pour montrer qu’on est rebelle (wesh chui un true rebelzzzz laule).
C’est bête et méchant, mais ça nous plaît, ça nous fait rire. Ce sont des mots « rigolos » quand on est jeune.

Mais alors, la question est de savoir : Si ils n’étaient pas interdit, aurions nous le droit de les prononcer ? Ça me parait évident. Avec un commun effort (celui de tous les français, entre autre, donc, y a du boulot), on peut interdire de prononcer n’importe quel mot à nos futurs enfants. Résultat, au bout de quelques années, un nouveau gros mot se sera rajouté à notre vocabulaire.

Mais que faire pour empêcher les gros mots ?
Personnellement, j’ai trouvé 2 solutions, assez réalisables et marrantes.
La 1ere consisterait à autoriser la prononciation de tous les mots.
Pas de tabous, pas d’envie d’être rebelle en bravant ces tabous. Il n’y aurait plus d’intérêt a dire « merde » si on ne nous l’as pas interdit quelques années plus tôt.
La 2eme solution m’a fait marrer, quand j’y ai pensé, mais je pense qu’elle se tient. Il « suffirait » d’interdire des mots qui sont d’un vocabulaire plus soutenu  (genre, « étron », « péripatéticienne », etc…).
Imaginez a quel point ce serait surprenant de voir (et surtout d’entendre) un jeune dire : « Gros étron, ta génitrice la péripatéticienne, je te sodomise ».
C’est tout de suite moins choquant, non ?

Les a-priori sur les gens

C’est un fait, quoi qu’on en dise, quoi que l’on puisse faire, chacun a des a-priori sur les gens. Moi aussi, c’est évident, et c’est pourquoi je compte dire ce que je peux en penser, à travers ma propre expérience.

Il est évident que le 1er contact est le plus important. Il nous conditionne à une manière de penser sur la personne pour l’avenir. Pour prendre mon cas, si je vois dans le tram ou dans la rue, une personne qui a une capuche sur la tête alors qu’il fait beau, et en train d’écouter du rap a plein volume, le verdict sera clair : Encore une abrutie de racaille. C’est bête et méchant, certes, mais c’est comme ça. De la même manière que si, sur un forum, je vois quelqu’un que je ne connais pas qui a écrit : « wé lol t’as rézon mdr », le verdict sera clair encore une fois : « Tiens, un boulet ».

Est-ce que je me trompe a leurs sujets ? La plupart du temps, non, mais à toute règle vient l’exception. Toutes les personnes qui écoutent du rap ou parle en SMS ne sont pas forcement abrutis et boulets, c’est évident. Et pourtant, même si la personne s’avère très sympathique par la suite, ce sera trop tard, elle est déjà cataloguée. Impossible de l’apprécier par la suite, je ne verrais que du mal dans ces actions et propos. Pourtant, il s’avère que dans mes connaissances, pas mal écoutent du rap, ou écrivent en SMS. Ces personnes la, je les apprécie, car je n’ai connu cette « tare » (J’ai bien précisé que c’est mon avis personnel) qu’après avoir fait connaissance avec ces personnes. Ce n’est pas en apprenant que la personne avec qui je discute depuis des semaines écoute du rap que je me mettrais a la renier. Il arrive un stade ou les qualités et la sociabilité des personnes valent bien plus que ses « défauts » (encore une fois, ce n’est qu’un jugement personnel).

Mais il apparaît étrange que quoi que puisse faire une personne qu’on apprécie pas, elle ne remontera quasiment jamais (ou très rarement) dans notre estime. Et c’est parfois dommage, car on peut passer a coté d’une personne formidable.

Mais comment le savoir, dans ce cas ? La réponse est simple : C’est impossible de le savoir au premier abord.
L’utopie de la pensée humaine serait, entre autre, de ne pas avoir d’a-priori, mais c’est évidemment impossible, a notre stade d’évolution.
Que faire, dans ce cas ? Pas beaucoup de solutions, mise a part de savoir se remettre en question souvent, d’accorder du crédit a une personne qu’on juge négativement.
N’allez pas croire que sache le faire moi-même, j’ai de forte tendance a juger trop vite, pour tomber dans les excès rapidement.

D’ailleurs, à l’écriture de cet article, je viens de me rendre compte d’une chose (Ce qui est une bonne nouvelle, car cette chose me permettra de l’étoffer encore plus).

Je parle d’a-priori comme si ceux-ci étaient tous négatif. Mais il est évident qu’il peuvent aller dans un sens positif, tout en étant aussi nocifs, voire plus, pour la personne concernée.
Je m’explique : Il est arrivé, par des rumeurs ou par un coup du hasard, de rencontrer une personne qu’on appréciera aussitôt. Ça peut être parce qu’on a entendu parler d’elle en bien, ou parce qu’on l’a vu réaliser une action qui nous touche particulièrement (sauver un bébé des flammes, taper une racaille, bannir les LOL).

Que se passe-t’il dans ce cas la ? Et bien, cette fois-ci, quoique fasse la personne, ou presque, on conservera un avis positif sur celle-ci. On pourra, entre autre, être prêt à faire énormément de choses pour elle, en sachant (ou du moins, en pensant) qu’elle a totalement raison.
Cet état d’esprit est ce qui se rapproche le plus du fanatisme. Encore une fois, le moyen le plus sûr d’y remédier est de conserver un esprit critique et clair. Il faut pouvoir envisager la possibilité que la personne que nous apprécions peut être capable des pires choses. Je parle ici dans le cas d’une connaissance peu approfondi de la personne.

On ne peut jouer un rôle éternellement, mais des personnes que nous connaissons de longue date ne nécessite plus d’être constamment jugées. Ces personnes s’appellent des amis, et il est évident qu’on peut accorder une totale confiance à ses amis.

Les transports en communs

Ce matin, en reprenant le bus pour une énième fois (ça va faire bientôt 8 mois que je prend quotidiennement bus et tram), j’ai remarqué quelques trucs que tout le monde a tendance a faire.

Tout d’abord, on évite de s’approcher des gens. C’est assez idiot, comme réaction, mais pour la  plupart des gens, si il reste une place assise, mais qu’elle se trouve a coté de quelqu’un, on évite de s’y asseoir. On est sûrement en quelque sorte « gêné » de déranger l’autre, en lui imposant sa présence (c’est en tout cas plus ou moins ce que moi, je ressens).
Pour ma part, en plus de cette gêne, je pense que c’est surtout pour laisser la place à des personnes qui auront peut-être un plus grand besoin que moi de s’asseoir. Mais on évite aussi de s’approcher des autres, lorsqu’on est debout. On a tendance, soit a se faire plus petit, pour éviter de toucher le moins de personnes possibles, soit à élargir son influence, pour avoir la paix (Je ne parle pas de flatulences et autres désagréments de la vie, mais plutôt du fait de s’étendre un peu le long de la fenêtre, ou de se mettre coté couloir alors qu’il y a une place près de la fenêtre, comme ça, pas de voisin, et ce genre de choses).

Une chose très amusante a remarquer aussi, c’est le jeu universel auquel quasiment tous les passagers du bus/tram jouent. Le jeu du « Je ne te regarde pas ». En effet, tout le monde regarde personne qui regarde tout le monde. On évite tout simplement de croiser les regards avec les autres passagers. Dans le meilleur des cas, si on se trouve près de la fenêtre, il nous suffit de regarder dehors, où les gens dont on croise le regard disparaissent aussitôt, n’allant pas a la même vitesse que le bus (ou alors, c’est SuperMan ou Sonic). Mais dans celui-ci, c’est autre chose. Une gêne (encore ??  :mouai: ) s’installe assez vite. Il arrive aussi que, alors qu’on fixe avec obsession la fenêtre, sûrement dans l’espoir de la voir disparaître (comme dans Harry Potter :halo: ), quelqu’un monte dans le bus et se place, pile devant notre regard. C’est tout de suite la débandade (rien de sexuel) , on change légèrement de position, si on peut, pour pouvoir regarder ailleurs, partout ailleurs, mais sûrement pas la personne qui s’est mise devant nous.

Le plus amusant (c’est relatif et ironique), c’est lorsque le bus est plutôt bondé, et que notre tête arrive a la hauteur de la plupart des gens. La, plusieurs solutions : Soit on regarde en l’air, avec une passion soudaine pour une vis, une lumière, le plafond du bus. Soit on regarde par terre, l’air soumis/fatigué/dépressif/gêné (vous pouvez choisir les 4 réponses). Mais dans ce cas, il faut espérer que personne n’ai l’idée que vous soyez un pervers qui reluque l’arrière train de votre camarade de trajet devant vous (surtout si il est du même sexe :mrgreen: ). Ou soit vous tenez vainement de regarder la fenêtre, le regard fixe, même si vous sentez et voyez que parfois, certaines personnes vous scrutent.
2 autres jeux qui se font dans le bus est le « Je ne te parle pas » et « Je ne souris pas ». Est-ce si déprimant de prendre le bus, au point de ne pas être capable d’afficher un simple sourire à des vingtaines de personnes ? Sommes-nous si intimidés par la présence de ces inconnus au point de ne pouvoir marmonner que quelques vagues « pardon » ou « merci » (pas n’importe quand, évidemment, sans quoi vous passeriez pour un fou) ? L’Homme (j’utilise une majuscule pour inclure les hommes et les femmes) a apparemment peur de son prochain, et particulièrement dans un bus. Pourtant, quitte à prendre toujours le même bus chaque matin, à revoir toutes ces personnes qu’on ne regarde pas et à qui nous ne parlons pas, pourquoi ne pas faire connaissance ? Le voyage en serait d’autant plus gai (dans le cas ou vous avez regardé l’arrière train du même sexe, justement). Car dans un bus, ce n’est pas toujours le silence des agneaux. La conversation dans un bus est limité a ce que 2 personnes se connaissant auront à se dire. Partout ailleurs, c’est silence radio. On se plaît même parfois à écouter leur conversation (sans rien comprendre, évidemment), histoire de s’occuper pendant de long trajet (car tout le monde n’a pas de lecteur MP3, grande invention qui favorise l’individualisme, mais ça, c’est un autre débat).

Vous (oui, vous, qui lisez) vous demandez peut-être (surement ?) pourquoi je parle de ça ? Après tout, ça intéresse qui, ce qui se passe dans un bus ? Personne, évidemment. Le fait est que ce matin, je pensais l’idée assez bonne, donc, je l’ai conservée, et que, même si j’ai encore quelques fiches d’orthographes sous la main, pour les jours en manquent d’inspiration, il fallait bien que je fasse un nouvel article. Vous vous serez peut-être reconnu dans ce que j’ai écrit. Cela vous aura peut-être fait sourire. Si c’est le cas, tant mieux. Sinon, tant pis, ce n’était pas forcement le but de cet article. Je tacherai de trouver un sujet plus intéressant pour le prochain. Ou pas.

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